Tout le monde pourtant se définit comme étant un être de conscience. Cependant, le seul critère est le Coran, qui regorge d'avertissements et d'exemples, relatifs aux communautés passées. Le meilleur exemple pour les gens qui emploient entièrement leur conscience est le Messager d’Allah. Dans Ses versets, Allah nous indique :
En effet, vous avez dans le messager d’Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au jour dernier et invoque Allah fréquemment. (Sourate al-Ahzab, 21)
Dans d'autres versets, Allah cite les Prophètes Ibrahim et Jésus (pse) comme exemple :
Il [Jésus] n'était qu'un serviteur que Nous avions comblé de bienfaits et que Nous avions désigné en exemple aux enfants d'Israël. (Sourate az-Zoukhruf, 59)
Certes, vous avez eu un bel exemple [à suivre] en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : "Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d’Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Allah, seul." Exception faite de la parole d'Abraham [adresser] à son père : "J'implorerai certes, le pardon [d’Allah] en ta faveur bien que je ne puisse rien pour toi auprès d’Allah." "Seigneur, c'est en Toi que nous mettons notre confiance et à Toi nous revenons [repentants]. Et vers Toi est le devenir." (Sourate al-Mumtahanah, 4)
On peut lire dans la sourate Yusuf que les histoires des messagers sont un avertissement pour les gens :
Dans leurs récits il y a certes une leçon pour les gens doués d'intelligence. Ce n'est point là un récit fabriqué. C'est au contraire la confirmation de ce qui existait déjà avant lui, un exposé détaillé de toute chose, un guide et une miséricorde pour des gens qui croient. (Sourate Yusuf, 111)
C'est pourquoi, celui qui lit le Coran se doit de comparer ses attitudes et ses actions avec celles des messagers et faire un sérieux effort pour leur ressembler. Maryam, la mère du Prophète Jésus, Assiya, la femme du pharaon de l'Egypte et les magiciens qui ont obéi au Prophète Moïse malgré l'oppression du Pharaon sont les quelques exemples des gens ver-tueux que nous devons imiter.
La sommation du Prophète Nouh, envers son
peuple, à suivre l'Islam
Tous les Prophètes ont passé leur vie à communi-quer la vraie religion avec beaucoup de patience et de persévérance, sans jamais faire de compromis. Le Prophète Nouh a invité les gens de son peuple nuit et jour à revenir à la voie droite, en les avertis-sant et n'a jamais hésité face à leur raillerie et leur oppression. Il a dit :
Il dit : Seigneur ! J'ai appelé mon peuple, nuit et jour. Mais mon appel n'a fait qu'accroître leur fuite. Et chaque fois que je les ai appelés pour que Tu leur pardonnes, ils ont mis leurs doits dans leurs oreilles. Se sont enveloppés de leurs vêtements, se sont entêtés et se sont montrés extrêmement orgueilleux. Ensuite, je les ai appelés ouvertement. Puis, je leur ai fait des proclamations publiques, et des confidences en secret. J'ai donc dit : "Implorez le pardon de votre Seigneur, car Il est grand Pardonneur." (Sourate Nuh, 5-10)
Le Prophète Nouh a accompli tout ce que son Sei-gneur lui a ordonné. Il a invité son peuple à l'Islam nuit et jour, secrètement et ouvertement, ce qui montre son engagement sérieux et sincère. La ré-ponse de son peuple est indiquée dans le Coran :
Avant eux, le peuple de Noé avait crié au mensonge. Ils traitèrent Notre serviteur de menteur et dirent : C'est un possédé ! Et il fut repoussé. (Sourate al-Qamar, 9)
En réponse à la transgression de son peuple, Allah a révélé au Prophète Nouh ce qui suit :
Et ils fut révélé à Noé : "De ton peuple, il n'y aura plus de croyants que ceux qui ont déjà cru. Ne t'afflige pas de ce qu'ils faisaient. Et construis l'arche sous Nos yeux et d'après Notre révélation. Et ne M'interpelle plus au sujet des injustes, car ils vont être noyés." (Sourate Hud, 36-37)
Le Prophète Nouh a transmis le message divin à son peuple jusqu'à ce que l'aide d’Allah lui parvienne. Il n'a jamais renoncé à propager l'Islam malgré toutes les difficultés auxquelles il eu à faire face. Cela a sûrement exigé une grande patience. Tous les Prophètes mentionnés dans le Coran ont appelé leurs peuples à l'Islam avec la même déter-mination et la même endurance. Allah a accordé à Ses serviteurs justes la sagesse, le savoir et la faculté de bien juger. Alors que la communication du message par les Prophètes a été un moyen pour bien guider les croyants, elle a aussi servi à révéler le mensonge des incroyants. Par Ses messagers, Allah a imposé la vérité contre l'illusoire qui est ainsi mis à jour :
Bien au contraire, nous lançons contre le faux la vérité qui le subjugue, et le voilà qui disparaît. Et malheur à vous pour ce que vous attribuez [injustement à Allah]. (Sourate al-Anbiya, 18)
Le Prophète Ibrahim était "une
nation en lui-même"
Abraham était un guide ['Umma] parfait. Il était soumis à Allah, voué exclusivement à Lui et il n'était point du nombre des associateurs. Il était reconnaissant pour Ses bienfaits et Allah l'avait élu et guidé vers un droit chemin. Nous lui avons donné une belle part ici-bas. Et il sera certes dans l'au-delà du nombre des gens bien. Puis Nous t'avons révélé : "Suis la religion d'Abraham qui était voué exclusivement à Allah et n'était point du nombre des associateurs." (Sourate an-Nahl, 120-123)
Le Prophète Ibrahim était seul dans sa lutte contre les incroyants. Il n'y avait personne autour de lui pour l'aider et le soutenir physiquement ou spirituellement. Cependant, il fit preuve d'une telle persistance que les incroyants de son peuple voulurent le brûler vivant, pour la simple et unique raison qu'il prêchait la vérité. Allah, par Son pouvoir infini, l'a sauvé d'une mort atroce et l'a protégé contre ses ennemis.
Ils dirent : "Brûlez-le. Secourez vos divinités si vous voulez faire quelque chose [pour elle]." Nous dîmes : "O feu, sois pour Abraham une fraîcheur salutaire Ils voulaient ruser contre lui, mais ce sont eux que Nous rendîmes les plus grands perdants." (Sourate al-Anbiya, 68-70)
Le Prophète Ibrahim est un exemple de la dévotion des Prophètes à Allah et de leur résolution dans Sa voie. Allah parle de lui en ses termes dans le verset ci-dessous :
Abraham ne demanda pardon en faveur de son père qu'à cause d'une promesse qu'il lui avait faite. Mais, dès qu'il lui apparut clairement qu'il était un ennemi d’Allah, il le désavoua. Abraham était certes plein de sollicitude et indulgent. (Sourate at-Tawbah, 114).
Il était très prévenant, et avait une conscience aiguisée. Or, Allah aide certainement ceux de Ses serviteurs qui possèdent de telles qualités. Tous les messagers étaient pourvus des qualités les plus excel-lentes et les plus nobles.
… ainsi que la tendresse de Notre part et la pureté. Il était pieux, et dévoué envers ses père et mère ; et ne fut ni violent ni désobéissant. (Sourate Maryam, 13-14)
Ces attributs mettent en valeur la haute conscience du Prophète Yahya qui n'a jamais eu tendance à une rébellion contre Allah.
Maryam (Marie)
Maryam a donné naissance au Prophète Jésus (pse), sans père et sous l'ordre d’Allah, à qui il suffit de dire "Soit !" Elle fut une croyante juste, exemple cité dans le Coran pour toutes les femmes du monde. Maryam a été élevée avec beau-coup de soin et d'attention :
Son Seigneur l'agréa alors du bon agrément, la fit croître en belle croissance et Il en confia la garde à Zacharie. Chaque fois que celui-ci entrait auprès d'elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d'elle de la nourriture. Il dit : "O Marie, d'ou te vient cette nourriture ?" Elle dit : "Cela me vient d’Allah. Il donne certes la nourriture à qui il veut sans compter." (Sourate al-Imran, 37)
Elle était supérieure dans sa manière d'être et dans la noblesse de son caractère, à toute autre per-sonne. Dans le Coran, il est déclaré que Allah a choisi Maryam parmi toutes les autres femmes :
[Rappelle-toi] quand les anges dirent : "O Marie, Certes Allah t'a élue et purifiée ; et Il t'a élue au-dessus des femmes des mondes O Marie, obéis à Ton Seigneur, prosterne-toi, et incline-toi avec ceux qui s'inclinent." (Sourate al-Imran, 42-43)
L'un des plus remarquables aspects de Maryam, tel qu'il est rapporté dans le Coran, est le soin particulier qu'elle attacha à sa chasteté, non pour respecter la tradition ou les us et coutumes de son époque, mais en raison de sa dévotion à Allah et de l'observance méticuleuse de Ses ordres.
La grossesse de Maryam et la naissance du Prophète Jésus sont détaillées dans le Coran. L'ange Jibrîl (Gabriel) vint à Maryam avec l'heureuse nou-velle d'un fils en qui Allah avait soufflé de Son es-prit. C'était un grand cadeau d’Allah pour elle, parce que ce garçon deviendra Prophète. Maryam, qui le mit au monde toute seule avec l'aide et la protection d’Allah, constitue un exemple parfait pour chacun, notamment pour l'attitude courageuse dont elle fit preuve après être retournée au sein de sa communauté. Elle appartenait à une famille connue pour sa dévotion, sa fidélité et la chasteté de ses membres. Quand elle, après une longue ab-sence, retourna dans sa communauté avec un bébé, elle causa une levée de boucliers contre elle. Cer-tains ne croyaient pas que la venue du Prophète Jé-sus était un bienfait divin. Ils la calomnièrent et tentèrent de lui nuire. Maryam avait agi selon l'agrément d’Allah et non pas selon l'approbation des hommes. Aussi ne fut-elle pas affectée par l'opinion de son peuple. Dans les sociétés ignoran-tes, cependant, il y a beaucoup de personnes qui, à cause de la réaction probable d'autrui, se sont éloignées de leur conscience, n'ont pas accompli les prières régulières et d'autres actes d'adoration et n'ont pas tenu compte des ordres et des interdits d’Allah.
Allah a commandé à Maryam de ne parler à personne pour qu'elle évite les accusations de sa communauté, sinon pour affirmer qu'elle avait bien fait vœu d'abstinence. Après quoi, Il permit un miracle, qui mit fin à toutes sortes de calomnie : le Prophète Jésus, encore bébé dans son berceau, parla :
Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent : "Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ?" Mais [le bébé] dit : "Je suis vraiment le serviteur d’Allah. Il m'a donné le Livre et m'a désigné Prophète. Où que je sois, Il m'a rendu béni ; et Il m'a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la Zakat et la bonté envers ma mère. Il ne m'a fait ni violent ni malheureux. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant." (Sourate Maryam, 29-33)
Ainsi, Maryam fut soutenue de la meilleure façon contre les médisances des gens de sa communauté par un miracle divin. Son histoire met en valeur le caractère fort et courageux d'une croyante consacrée sincèrement à Allah.
La femme de Pharaon
Assiya était la femme du pharaon qui a régné sur les enfants d'Israël en Egypte pendant l'époque du Prophète Moïse. Epouse juste d'un homme reconnu plus tard dans l'histoire comme l'un des plus grands oppresseurs, elle a l'honneur d'être évoquée parmi les plus illustres musulmanes de l'Histoire. Son caractère est un exemple pour les croyants et les croyantes :
Et Allah a cité en parabole pour ceux qui croient, la femme de Pharaon, quand elle dit : "Seigneur, construis-moi auprès de Toi un maison dans le paradis, et sauve-moi de Pharaon et de son œuvre ; et sauve-moi des gens injustes." (Sourate at-Tahrim, 11)
Femme du pharaon, elle a joui du plus haut statut social de l'époque et a possédé d'immenses richesses, alors que ceux qui s'opposaient à Pharaon vivaient dans la misère et la crainte d'être châtié ou de mourir. Pourtant, Assiya n'a jamais été séduite par le confort dû à sa richesse et n'a jamais craint la colère de son mari :
Personne ne crut [au message] de Moïse, sauf un groupe de jeunes gens de son peuple, par crainte de représailles de Pharaon et de leurs notables. En vérité, Pharaon fut certes superbe sur terre et fut du nombre des extravagants. (Sourate Yunus, 83)
Assiya a patiemment partagé la demeure de son cruel mari. Elle savait aussi comment il opprimait ceux qui affirmaient leur foi en Allah. Dans de telles circonstances, où les croyants subissaient la pire des violences, elle s'est soumise à la vraie religion. Sa conscience lui a confirmé l'existence d’Allah et lui a permis de voir que toutes les croyances domi-nantes en Egypte étaient perverses. Elle s'est détournée des futilités de sa condition de femme de pouvoir et a obéi à Allah. Il n'est pas rare de voir des gens, ne possédant pourtant qu'une toute petite partie de la richesse de cette croyante, infiniment arrogants et transgresseurs. Leur comportement nous permet de faire une bonne comparaison et de nous rendre compte ainsi de la valeur de cette femme juste.
La prière de la femme de Pharaon dans le Coran, telle qu'elle est rapportée par Allah, est une expression de sa sincérité. Elle a désiré le paradis d’Allah en s'écartant complètement de la prospérité dont elle jouissait :
Et Allah a cité en parabole pour ceux qui croient, la femme de Pharaon, quand elle dit : "Seigneur, construis-moi auprès de Toi un maison dans le paradis, et sauve-moi de Pharaon et de son œuvre ; et sauve-moi des gens injustes." (Sourate at-Tahrim, 11)
Il convient de garder à l'esprit qu'il n'y a aucune discrimination entre les hommes et les femmes dans le Coran. Tous les messagers et les gens pieux cités comme exemples par Allah possèdent des qualités supérieures. La caractéristique commune de ces gens est leur obéissance sincère à Allah.
LES EXEMPLES DES GENS EGARES
DANS LE CORAN
Outre ces personnes qui ont un beau refuge auprès d’Allah en raison de leur sincérité, le Coran nous parle aussi de ceux qui n'ont pas suivi leur cons-cience morale. Il faut lire ces exemples en tenant du fait qu'il y en a toujours actuellement, autant que dans le passé, si ce n'est davantage. Il est important de réaliser qu'un tel comportement est en cours aujourd'hui autant au moins qu'il l'était dans le passé.
Pharaon
Pharaon a vécu à l'époque où le Prophète Moïse a été envoyé. Il est selon le Coran un grand mécréant. La raison pour laquelle nous l'avons cité comme exemple dans ce livre réside dans le fait que les caractéristiques, l'attitude et le comportement de cette personne sont très généralement répandues dans la société d'aujourd'hui. Il serait très sincère pour chacun de rechercher ces traits en soimême comme chez les autres, pour ensuite s'efforcer de les corriger.
La cruauté de Pharaon
L'une des caractéristiques principales de Pharaon mentionnées dans le Coran est sa cruauté. Il a exercé une grande pression sur certaines communautés (en particulier les beni-Israël) parmi les peuples sur lesquels il régnait, et il a été jusqu'à massacrer leurs enfants.
Pharaon était hautain sur terre ; il répartit en clans ses habitants, afin d'abuser de la faiblesse de l'un d'eux : Il égorgeait leurs fils et laissait vivantes leurs femmes. Il était vraiment parmi les fauteurs de décorde. (Sourate al-Qasas, 4)
Ayant pour unique objectif le maintien de son autorité et la prévention d'éventuels mouvements de rébellion à venir, Pharaon a non seulement tués tous les jeunes garçons, mais encore les bébés. Cet ordre cruel n'est rien d'autre qu'un exemple historique du type de conduite auquel nous sommes habitués de nos jours. Toute idéologie fondée sur le rejet de l'autre et la transgression peut aisément justifier, si elle le considère nécessaire, le massacre de femmes et d'enfants, de commencer des guerres et de lancer des bombes sur des milliers d'innocents en vue de maintenir un pouvoir. L'essentiel étant de protéger ses propres intérêts et le pouvoir, quels qu'en soient les moyens, sans se soucier des conséquences. Si l'homme vit sans considérer le résultat de ses œuvres auprès d’Allah, rien ne peut l'empêcher d'outrepasser les frontières de la cruauté, de léser les gens et d'agir aux dépens de milliers de vie. L'exemple de Pharaon constitue les limites les plus extrêmes de cruauté. Pourtant il est de nos jours d'autres pharaons, sous d'autres visages, se servant des méthodes différentes.
L'arrogance de Pharaon
Pharaon est devenu arrogant à cause du pouvoir et de la gloire qu'il possédait ; lui qui a complètement transgressé les limites d’Allah, n'a pas hésité à se déclarer allah. Il a infligé les pires châtiments à son peuple et a usé de méthodes horribles pour soutenir son pouvoir, seule chose importante à ses yeux. A ce point, Allah a révélé à Son messager Prophète Moïse : "Rends-toi auprès de Pharaon car il a outrepassé toute limite" (Sourate Ta-Ha, 24) et Il l'a envoyé à Pharaon comme un avertisseur.
L'orgueil et la transgression de Pharaon sont ainsi mentionnés dans les versets suivants :
Allez vers Pharaon : il s'est vraiment rebellé. Puis, parlez-lui gentiment. Peut-être se rappellera-t-il ou [Me craindra-t-il ] ? Ils dirent : "O notre Seigneur, nous craignons qu'il ne nous maltraite indûment, ou qu'il dépasse les limites." Il dit : "Ne craignez rien. Je suis avec vous : J'entends et Je vois." (Sourate Ta-Ha, 43-46)
Ainsi Pharaon a été invité au droit chemin par le messager d’Allah. Cependant, au lieu de l'amender, cela a encore augmenté sa colère et sa désobéissance : il craignait de perdre son pouvoir et sa position d'où son arrogance :
Et Pharaon fit une proclamation à son peuple et dit : "O mon peuple ! Le royaume de Misr [l'Egypte] ne m'appartient-il pas ainsi que ces canaux qui coulent à mes pieds ? N'observez-vous donc pas ? Ne suis-je pas meilleur que ce misérable qui sait à peine s'exprimer?" (Sourate az-Zoukhruf, 51-52)
Il se trouve derrière ce discours une relative stratégie psychologique. D'abord, il pose à ses gens quelques questions pour leur faire reconnaître son pouvoir : "Le royaume de l'Egypte ne m'appartient-il pas ? Toutes ces rivières ne coulent-elles pas sous mon contrôle ? Ne voyez-vous pas alors?" Tout cela prouve que l'arrogance de Pharaon vient de ce qu'il avait peur de perdre ses biens. Dans le reste du verset, Pharaon se réfère au Prophète Moïse, qui est le messager d’Allah, en parlant d'un "homme" et le dit "méprisable". Ici, nous pouvons comparer Pharaon à satan : quand on a ordonné à satan de se prosterner devant le Prophète Adam, il s'est rebellé et il s'est déclaré supérieur à lui.
[Allah] dit : "Qu'est-ce qui t'empêche de te prosterner quand Je te l'ai commandé?" Il répondit : "Je suis meilleur que lui : Tu m'as crée de feu, alors que Tu l'as créé d'argile." (Sourate al-Araf, 12)
Cela montre comment l'arrogance voile complètement la conscience. Satan a eu un contact direct avec Allah et il a témoigné de l'existence et de l'unité d’Allah. Il refusa, malgré tout, de se prosterner devant Adam. De la même façon, la transgression sans fin de Pharaon est le résultat de son orgueil, dû à son amour des richesses et aux faveurs accordées par Allah. Il en vint à se considérer supérieur aux autres. Après avoir refusé d'obéir au Prophète Moïse, Pharaon a posé la question suivante à ses gens, celle qui a été posée pendant toute l'histoire à propos des envoyés d’Allah :
Pourquoi ne lui a-t-on pas lancé des bracelets d'or ? Pourquoi les anges ne l'ont-ils pas accompagné ? (Sourate az-Zoukhruf, 53)
Cette question révèle un point très significatif. Les incroyants ne peuvent pas accepter qu'une personne ordinaire soit désignée comme messager. Puisque la référence des incroyants n'est pas leur conscience, ce qu'ils recherchent chez les messagers n'est pas la sincérité, ni la sagesse, ni la soumission humble à Allah. Ils s'attendent à voir une richesse extraordinaire et des événements surnaturels pour croire à la prophétie. C'est l'une des raisons principales pour laquelle les incroyants ne sont pas guidés dans le droit chemin. Leur arrogance les empêche de suivre et d'obéir à quelqu'un qui leur ressemble. Au lieu de suivre leur conscience, ils préfèrent courir après des gains éphémères en suivant les pas-sions de leurs âmes.
Pharaon pose des questions
irrationnelles
Après avoir reçu la révélation d’Allah, le Prophète Moïse est allé chez Pharaon avec son frère le Prophète Harun (Aaron) pour lui communiquer le message comme il lui a été ordonné. Pharaon recourut alors à une tactique dont les incroyants se servent souvent. Il a posé des questions illogiques et sataniques l'une après l'autre, avec lesquelles il pensait confondre les Prophètes. Son objectif n'était pas d'apprendre ni de comprendre, mais il voulait seulement rechercher des fautes et railler. Pharaon connaissait en réalité la réponse de chacune de ses questions dans sa conscience. Par exemple, la première question qu'il a posée fut :
Alors [Pharaon] dit : "Qui donc est votre Seigneur, o Moïse ?" (Sourate Ta-Ha, 49)
La réponse du Prophète Moïse était simple et sage. Il a riposté :
"Notre Seigneur", dit Moïse, "est Celui Qui a donné à chaque chose sa propre nature puis l'a dirigée." (Sourate Ta-Ha, 50)
Face à cette réponse tout à fait raisonnable et sincère, Pharaon n'a pu trouver aucune défense. Il a donc posé une autre question illogique :
"Qu'en est-il donc des générations anciennes ?" dit Pharaon. (Sourate Ta-Ha, 51)
Avec cette question, il a essayé de dévier l'attention du moment et de détourner le Prophète de sa voie.
Les incroyants ont souvent recours aux questions "distrayantes" similaires. Or, ces questions ne les sauveront pas du châtiment éternel de l'enfer. Les conseils et les avertissements leur viennent à l'époque où ils vivent ; ils ne sont pas responsables des gens qui ont vécu précédemment, que Allah, Seigneur de tous les mondes, Maître de la justice éternelle, qui n'oublie rien, connaît. La réponse du Prophète Moïse en est explicitement révélatrice :
Moïse dit : "La connaissance de leur sort est auprès de mon Seigneur dans un livre. Mon Seigneur [ne commet] ni erreur ni oubli." (Sourate Ta-Ha, 52)
Alors le Prophète Moïse a rappelé au Pharaon les bénédictions accordées aux hommes et lui a présenté la preuve de l'existence d’Allah :
C'est Lui qui vous a assigné la terre comme berceau et vous y a tracé des chemins ; et qui du ciel a fait descendre de l'eau avec laquelle Nous faisons germer des couples de plantes de toutes sortes. (Sourate Ta-Ha, 53)
Pharaon, qui agissait dans le but unique de protéger sa position et de trouver une contradiction, a complètement changé le cours de la conversation quand il a fait face aux vérités évidentes. Il cessa de poser des questions au sujet d’Allah et a commencé à faire des accusations politiques contre le Prophète Moïse.
Il a recouru à une telle tactique parce qu'acculé, il ne put lutter contre le Prophète Moïse par des moyens raisonnables. Il l'a alors accusé de faire la magie :
Certes Nous lui avons montré tous Nos prodiges ; mais il les a démentis et a refusé [de croire]. (Sourate Ta-Ha, 56-57)
De nos jours également, beaucoup de personnes ne se réfèrent pas à leur conscience qui permet de saisir le pouvoir éternel d’Allah elles deviennent, alors arrogantes en adoptant un caractère similaire à celui de Pharaon. Il n'est pas nécessaire que celles-ci gouvernent un pays ou soient à la tête d'une dictature comme Pharaon. Dans les sociétés dites mo-dernes, les questions sans sincérité, que Pharaon a posées pour essayer de se moquer de la religion et de nier le pouvoir et l'unité d’Allah, sont fréquentes, même si elles sont formulées différemment. Chaque époque témoigne de la même philosophie mécréante qui use de la méchanceté et de la déviation. Cependant, il ne faut pas oublier que Allah a fait de la fin de Pharaon une leçon pour les hommes, en le noyant lui et ses troupes. Ceux qui montrent le même caractère que Pharaon feront aussi un jour face à la colère d’Allah.
Ses pensées fausses au sujet d’Allah
D'après le Coran, Pharaon n'était pas complètement athée. Il s'est déifié afin de prendre le peuple sous son influence et de lui montrer qu'il était le seul à qui il fallait obéir et se soumettre. En d'autres termes, comme nombre d’incroyants, il a reconnu l'existence d’Allah, mais a refusé d'admettre Sa vraie puissance. Enivré par la position qu'il détenait en ce monde, il a cru que Allah ne régnait pas sur la Terre, mais seulement dans les cieux et il s'est vu comme "le seigneur" de l'Egypte qui lui appartenait. La croyance de plusieurs religions païennes consiste en ce que les "dieux" existent dans un autre royaume et n'interviennent pas sur la Terre. Conformément à cette conviction, Pharaon tient des mots méprisants :
Et combien avons-Nous fait périr de cités qui étaient ingrates [alors que leurs habitants vivaient dans l'abondances] et voilà qu'après eux leurs demeures ne sont que très peu habitées, et c'est Nous qui en fûmes l'héritier. (Sourate al-Qasas, 38)
Il est toujours possible d'observer aujourd'hui la lo-gique déviante de Pharaon. A cause de leur éducation inadéquate, beaucoup de personnes pensent que Allah se trouve quelque part "dans les cieux". C'est le résultat du conditionnement d'une époque ancienne, où l'on disait représenter à travers des peintures Allah et les cieux. Un grand nombre de gens se sont égarés en pensant que Allah a créé l'univers entier pour le laisser par la suite livré à lui-même. Ils pensent qu'Il ne s'intéresse pas aux affaires de notre monde. Cette superstition absurde est due au fait que l'homme ne réfléchit pas profondément, n'écoute pas sa conscience morale, et ne reconnaît pas son Seigneur qui lui a accordé d'innombrables faveurs. Allah est tout-puissant ; Son Être englobe les cieux et la Terre ; il est le Seigneur des cieux, de la Terre et de tout ce qui se trouve entre les deux.
L'hypocrisie et le caractère défiant
de Pharaon
Pharaon et ses associés ont été condamnés à subir divers supplices, tels la peste et des maladies, à cause de leur mécréance. Quand ils ne pouvaient plus les supporter, ils se sont tournés vers le Prophète Moïse, bien que ce fut un coup à leur orgueil. Ils lui ont promis qu'ils seraient croyants s'il éloignait d'eux ces châtiments :
Et quand le châtiment les frappa, ils dirent : "O Moïse, invoque pour nous ton Seigneur en vertu de l'engagement qu'Il t'a donné. Si tu éloignes de nous le châtiment, nous croirons certes en toi et laisserons partir avec toi les enfants d'Israël." (Sourate al-Araf, 134)
Allah a répondu à la prière du Prophète Moïse et a éloigné la punition pendant un certain temps pour qu'ils tiennent leur promesse. Cependant, ils ont fait preuve d'un caractère indigne de confiance et inconstant, caractéristique d'ailleurs de tous les incroyants corrompus. Lorsque la punition fut levée, ils trahirent leur parole en retournant à leurs anciennes attitudes.
Finalement, Allah a puni ces gens parce qu'ils ont constamment dénié Ses signes malgré toutes les faveurs qu'Il leur avait cordées et les occasions qu'ils leur avait données de manifester leur foi. Il a alors manifesté Son attribut "Al-Muntaqim" (Celui qui punit):
Et quand Nous eûmes éloigné d'eux le châtiment jusqu'au terme fixé qu'ils devaient atteindre, voilà qu'ils violaient l'engagement. Alors Nous Nous sommes vengés d'eux, Nous les avons noyés dans les flots, parce qu'ils traitaient de mensonges Nos signes et n'y prêtaient aucune attention. (Sourate al-Araf, 135-136)
Pharaon et ceux qui l'ont suivi étaient conscients du pouvoir d’Allah dans leur for intérieur, malgré leur reniement et leur transgression. Au moment où ils avaient le plus besoin d'aide, ils ont eu recours au Prophète Moïse pour solliciter le soutien d’Allah. Dans ces moments de douleur et de désespoir, ils savaient que personne ne pouvait les secourir, à part Allah le Tout Puissant. De nos jours, bon nombre de personnes, qui ne se croient pas pieux, commencent à prier quand ils font face à des désastres, dont il semble n'y avoir aucune issue, tels un accident d'avion ou un ouragan ; quand le danger s'éloigne, ils oublient et retournent à leurs anciennes vies. Le vrai croyant adore Allah dans les moment de bonheur et de paix comme dans les moments de difficulté et de crainte.
L'oppression de Pharaon sur les croyants
et leur conviction ferme
Pharaon essaya des méthodes différentes pour triompher du Prophète Moïse, dont notamment le concours organisé avec ses magiciens, en qui il avait une grande confiance. Il voulait humilier le Prophète Moïse au moyen d'une ruse trompeuse en prétextant un concours juste et égal.
Le Prophète Moïse et les magiciens se sont rencontrés, à la date prévue, dans un champ où les gens s'étaient réunis. Pour exhiber leur pouvoir, les magiciens jetèrent leurs bâtons à terre, qui se transformèrent en serpents. Lorsque ce fut le tour le Prophète Moïse, qui fit de même, son bâton, par la volonté d’Allah, avala les bâtons des magiciens. Après un moment de stupéfaction, les magiciens comprirent immédiatement que le Prophète Moïse disait la vérité et qu'il était le messager d’Allah. Ils ont alors témoigné qu'il n'y a de divinité et de puissance autres que Allah. Voyant que sa ruse son se retournait contre lui-même, Pharaon se mit en colère. Humilié devant son peuple, par la victoire du Prophète Moïse, qu'il considérait inférieur, Pharaon réagit violemment contre les magiciens qui crurent en Moïse et il ordonna que leurs bras et leurs pieds soient amputés et qu'ils soient ensuite crucifiés.
Et les magiciens se jetèrent prosternés. Ils dirent : "Nous croyons au Seigneur de l'Univers, au Seigneur de Moïse et Abraham." "Y avez-vous cru que avant que je ne vous [le] permette?" dit pharaon. "C'est bien un stratagème que vous avez manigancé dans la ville, afin d'en faire partir ses habitants. Vous saurez bientôt… Je vais vous couper la main et la jambe opposées, et puis, je vous crucifierai tous." (Sourate al-Araf, 120-124)
L'extrême cruauté d'une telle punition suffit à faire taire une conscience morale faible, pourtant les magiciens qui ont reconnu la vérité, ont persisté dans leur choix malgré la menace. Leur conduite, fondée sur leur nouvelle conviction, constitue un exemple pour tous les musulmans.
Par Celui qui nous a créés, dirent-ils, nous ne te préférerons jamais à ce qui nous est parvenu comme preuves évidentes. Décrète donc ce que tu as à décréter. Tes décrets ne touchent que cette présente vie. (Sourate Ta-Ha, 72)
Les pharaons sont des gouverneurs qui ont vécu il y a des milliers d'années. Des centaines de gouver-nants qui ont précédé Pharaon ou qui l'ont suivi eurent pourtant la même attitude. La caractéristique commune de tous ces leaders est leur place en en-fer, leur chef est satan. Ces gens qui n'ont pas écouté leur conscience morale, contre laquelle ils ont même mené une guerre ont suivi les ordres de satan par amour du bas monde.
Cependant, les homologues de Pharaon ne sont pas toujours des gouverneurs. Son caractère peut être observé chez les incroyants qui comme lui nient Allah. Des milliers et des millions de Pharaons existent toujours sur terre. Ils se dirigent tous vers le même endroit dans l'au-delà : l'enfer, le lieu du déshonneur éternel et le châtiment du feu.
Allah nous accorde notre richesse
Dans la sourate al-Kahf, Allah cite l'exemple de deux hommes. L'un d'eux était incapable de saisir la puissance d’Allah. Gâté par sa prospérité et ses biens il n'a pas pensé à l'au-delà. Son ami était un musulman sincère qui avait compris le pouvoir d’Allah et qui parlait avec humilité et sagesse. Telle fut leur conversation :
Donne-leur l'exemple de deux hommes : à l'un d'eux Nous avons assigné deux jardins de vignes que Nous avons entourés de palmiers et nous avons mis entre les deux jardins des champs cultivés. Les deux jardins produisaient leur récolte sans jamais manquer. Et Nous avons fait jaillir entre eux un ruisseau. Et il avait des fruits et dit alors à son compagnon avec qui il conversait : "Je possède plus de biens que toi, et je suis plus puissant que toi grâce à mon clan." Il entra dans son jardin coupable envers lui-même [par sa mécréance]; il dit : "Je ne pense pas que l'Heure viendra. Et si on me ramène ver mon Seigneur, je trouverai certes meilleur lieu de retour que ce jardin." (Sourate al-Kahf, 32-36)
Les mots du propriétaire du jardin sont très communs. Beaucoup de personnes "croient", mais ne sont pas conscientes des implications ou des responsabilités de la foi. Il est possible d'entendre une personne riche dire : "Ce n'est pas Allah Qui m'a accordé cette richesse, je l'ai obtenue en travaillant dur" ou une personne qui persiste dans les méfaits dire : "Allah me pardonnera”. Cette fausse croyance est basée sur l'arrogance, l'aveuglement et la croyance en notre autosuffisance.
Cependant, même si la personne se croit autonome, la mort est une vérité indiscutable. Pour ceux qui ne croient qu'en cette vie présente, la mort représente la fin : l'obscurité, le néant, l'inconscience morale. C'est terrifiant pour eux, donc ils construisent une image d'un au-delà heureux pour se consoler et supporter l'idée de la mort. D'une part, ils ne croient pas en la résurrection et au jugement, d'autre part ils se trompent en croyant qu'ils mèneront une meilleure vie après la mort.
Ils sont trompés par le gain qu'ils acquièrent dans la vie de ce monde. Comme cela est indiqué dans le verset ci-dessus, le propriétaire du jardin avait jugé sa richesse éternelle et avait pensé qu'aucune puissance ne pourrait la détruire.
Son compagnon lui dit, tout en conversant avec lui : serais-tu incroyant envers Celui Qui t'a créé de terre, puis de sperme et enfin t'a façonné en homme ? Quant à moi, c'est Allah Qui est mon Seigneur ; et je n'associe personne à mon Seigneur. En entrant dans ton jardin, que ne dis-tu : "Telle est la volonté [et la grâce] d’Allah ! Il n'y a de puissance que par Allah. Si tu me vois moins pourvu que toi en biens et en enfants, il se peut que mon Seigneur, bientôt, me donne quelque chose de meilleur que ton jardin, qu'Il envoie sur [ce dernier], du ciel, quelque calamité, et que son sol devienne glissant. Ou que son eau tarisse de sorte que tu ne puisses plus la retrouver." (Sourate al-Kahf, 37-41)
Une personne qui pratique ce que sa conscience morale lui dicte en toutes circonstances. Un vrai ami n'est pas celui qui reste silencieux par crainte d'offenser son ami, mais qui se soucie de lui à un tel point qu'il ne peut pas rester silencieux quand il le voit commettre une mauvaise action. Il lui parle et lui donne des conseils avec sincérité en l'avertissant de la punition divine. Cependant, il y aura toujours des gens qui n'accepteront pas les conseils malgré tous les rappels. Quand viendra le temps de punir ces gens, aucun de leurs amis ne pourra les aider :
Et sa récolte fut détruite et il se mit alors à se tordre les deux mains à cause de ce qu'il y avait dépensé, cependant que ses treilles étaient complètement ravagées. Et il disait : "Que je souhaite n'avoir associé personne à mon Seigneur!" Il n'eut aucun groupe de gens pour le secourir contre [la punition] d’Allah. Et il ne put se secourir lui-même. En l'occurrence, la souveraine protection appartient à Allah, le Vrai. Il accorde la meilleure récompense et le meilleur résultat. (Sourate al-Kahf, 42-44)
CONCLUSION
La mort est proche. Elle peut même être plus pro-che que nous le croyons. Notons d'ailleurs que Allah n'a pas créé la vie de ce monde vainement et que la mort n'est pas une fin. Nous devons tous organiser notre vie selon cette vérité primordiale, parce qu'après la mort, nous serons jugés selon la vie que nous avons menée et nous serons accueillis dans le paradis ou jetés dans l'enfer. Même si une personne n'est pas convaincue par cela, peut-elle se permettre vraiment de courir un si grand risque et de ne pas travailler pour sa vie future ? La seule solution est d'obéir aux commandements d’Allah en écoutant la conscience morale. Si on ne suit pas sa conscience morale ou on ne l'emploie pas entièrement, on sera plongé dans une grande souffrance emplie de remords et de désespoir pour l'éternité, surtout au moment de la rencontre avec les anges de la mort.
Celui qui écoute sa conscience morale en lisant ce livre s'efforcera de mettre en pratique ce qu'il a lu. Celui qui n'a pas employé sa conscience morale peut provisoirement poursuivre de bonnes intentions, mais finalement il oubliera ce qu'il a lu ici et continuera sa vie présente. Dans quelques années, il ne pourra même plus se rappeler le nom de ce livre. Allah, cependant, n'oublie rien et tout est enregistré auprès de Lui. Le fait qu'une personne suit sa conscience morale ou non est enregistré par deux anges qui sont assis à sa droite et à sa gauche et qui ne la quittent pas pendant sa vie :
Quand les deux recueillants, assis à droite et à gauche, recueillent. Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l'inscrire. (Sourate Qaf, 17-18)
Le Jour des Comptes, tout ce qui aura été consigné par ces anges sera placé sur la balance de Justice. D'un côté se trouveront les actions pieuses, de l'autre les mauvaises actions. La personne aura alors peut-être oublier le mal qu'elle a commis ou le bien qu'elle voulait accomplir mais remis à plus tard. Allah lui présentera toutefois le moindre mot ou le plus petit acte qui ont jalonné sa vie. Ce qu'elle aura lu dans ce livre lui sera certainement rappelé et elle en sera interrogée. En vérité, les gens sont conscients de ces faits et peuvent comprendre plus ou moins ce qui est juste et ce qui ne l'est pas en se référant à leur conscience morale. Cependant, comme nous avons indiqué dans tout le livre, ils tournent le dos à la vérité et l'ignorent au nom de leurs intérêts dans ce monde.
Quoi que nous fassions, notre conscience morale ne nous laissera pas libre, ce jusqu'à notre mort. La conscience morale est une puissance qui travaille totalement hors de notre volonté. C'est la voix d’Allah. Nous continuerons tous à entendre cette voix jusqu'à la fin de notre vie, mais ceux qui ne la suivent pas seront pris par un regret intense après leur mort. Le Coran rapporte en effet plusieurs exemples de conversations dans l'au-delà, où les gens de l'enfer avouent leurs négligences dans le monde ici-bas. Donc, chacun sait en vérité ce qu'il doit faire et qu'il est de sa responsabilité de prêter l'oreille à sa conscience.
Qu'est-ce qui vous a acheminés à Saqar ? Ils diront : "Nous n'étions pas de ceux qui faisaient la prière, et nous ne nourrissions pas le pauvre, et nous nous associions à ceux qui tenaient des conversations futiles, et nous traitions de mensonge le Jour de la Rétribution, jusqu'à ce que nous vînt la vérité évidente [la mort]." Ne leur profitera point donc, l'intercession des intercesseurs. Qu'ont-ils à se détourner du rappel ? Ils sont comme des onagres épouvantés, s'enfuyant devant un lion. Chacun d'eux voudrait plutôt qu'on lui apporte des feuilles tout étalées. Ah ! Non ! C'est plutôt qu'ils ne craignent pas l'au-delà. Ah ! Non ! Ceci est vraiment un rappel. Quiconque veut, qu'il se le rappelle. (Sourate al-Muddattir, 42-55)
Si vous ne voulez pas tenir un même discours, écoutez votre conscience morale, suivez le Coran, suivez le Messager et les gens bien guidés. Ne tournez pas votre dos à la vérité une fois qu'elle vous a été révélée et n'essayez pas de faire taire la voix de justice qui vous habite.
dimanche 7 mars 2010
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